Huub
Connexion / InscriptionChercher un bien

Simulateur de coût de travaux

Ce que des travaux coûtent à votre adresse, d’après les audits énergétiques déposés au registre public autour de vous, et dans quel ordre les faire pour ne pas payer deux fois le même artisan.

Ce que vous refaites

La liste est celle du module chantier : vingt et un métiers, le même vocabulaire que vos devis. Cochez ce qui est au programme.

Gros œuvre et clos couvert
Extérieur
Second œuvre
Finitions

D’où viennent ces chiffres

Ils ne viennent pas d’une grille. Depuis 2023, vendre un logement classé F ou G impose un audit énergétique, réalisé par un auditeur certifié qui visite le logement, relève ses parois, ses menuiseries et son mode de chauffage, puis chiffre les travaux qui le feraient changer de classe. Ces audits sont déposés au registre public de l’ADEME : plus de trois millions d’étapes y sont publiées, chacune avec son coût, sa surface, sa classe de départ et sa classe visée.

Un simulateur ordinaire applique un prix au mètre carré à votre surface. Celui-ci lit ce que des auditeurs ont réellement chiffré autour de votre adresse, dans un rayon de cinq cents mètres, et vous rend leur dispersion. La différence n’est pas théorique : à cette distance, on lit la main-d’œuvre, le bâti et l’accès de ce marché-là, pas une moyenne nationale qui dirait la même chose à Paris et dans la Creuse.

Ce que le registre couvre, et ce qu’il ne couvre pas

Un audit chiffre une rénovation énergétique : isolation, menuiseries extérieures, chauffage, ventilation, parfois la couverture. Il ne chiffre ni la cuisine, ni la salle d’eau, ni les cloisons, ni les sols, ni les peintures. C’est pour cette raison que le simulateur ne met un montant que sur quatre des vingt et un métiers, et qu’il le signale case par case. Un investisseur qui lit le chiffre d’un audit comme son budget de travaux oublie la moitié de son chantier.

Deuxième réserve, et elle est structurelle : neuf audits sur dix portent sur une maison individuelle. L’obligation vise la vente d’une passoire en maison ou d’un immeuble entier, pas l’appartement en copropriété. Dans une ville d’appartements, l’échantillon penche donc vers un bâti qui n’est pas celui qu’on y achète. La fourchette reste le meilleur repère disponible ; elle n’est pas une facture.

Pourquoi une fourchette, et jamais un prix

Parce que la dispersion est réelle et qu’elle est grande. Sur mille quatre cent soixante-dix scénarios, le premier quartile est à 435 € le mètre carré et le troisième à 761 : un rapport de 1 à 1,75 entre deux chantiers qui se ressemblent sur le papier. Ce n’est pas du bruit à lisser, c’est ce que coûte la variété des chantiers. Rendre la médiane seule donnerait à cette dispersion l’apparence d’un devis.

Le simulateur affiche donc le premier et le troisième quartile, et le nombre de chantiers sur lesquels ils reposent. Ce nombre compte autant que les bornes : une fourchette assise sur dix audits et une fourchette assise sur trois cents ne se lisent pas pareil.

Trois marchés, relevés le 26 août 2026

Mesuré dans un rayon de deux kilomètres autour d’un point de chaque ville, sur les scénarios de rénovation complète en une étape, coût rapporté à la surface habitable.

VilleChantiersPremier quartileMédianeDernier quartile
Lyon 2e77420 €/m²559 €/m²739 €/m²
Roubaix82441 €/m²606 €/m²839 €/m²
Nantes80452 €/m²599 €/m²794 €/m²

Le premier enseignement de ce tableau est contre-intuitif : l’écart entre ces trois villes est plus petit que l’écart à l’intérieur de chacune. Les médianes tiennent en 47 € le mètre carré, quand la seule Roubaix va de 441 à 839 entre ses quartiles. Le lieu déplace le chiffre ; ce qu’on rénove le déplace beaucoup plus.

C’est une raison de plus de se méfier des comparaisons de villes en matière de travaux. Là où le lieu pèse vraiment, c’est sur le prix de revente : sur douze marchés communaux, le coût des travaux allait de 506 à 701 € le mètre carré, soit un rapport de 1,4, quand les prix de vente allaient de 1 349 à 14 248, soit un rapport de 10,6. Le dénominateur bouge à peine, le numérateur fait tout.

La classe de départ pèse autant que la commune

Partir de G ne coûte pas ce que coûte partir de E, et l’écart est du même ordre que celui entre deux villes. Mesuré à l’échelle nationale sur 1 949 audits appariés à leur ligne d’état initial : 496 € le mètre carré en partant de E, 560 en partant de F, 676 en partant de G. C’est pourquoi le formulaire demande votre étiquette actuelle, et pourquoi il élargit le rayon de lecture quand il n’y a pas assez d’audits de votre classe à cinq cents mètres.

Localement, cet ordre n’est pas garanti, et il faut le savoir avant de sur-interpréter un chiffre. Sur les mêmes relevés du 26 août 2026 : à Lyon 2e, les médianes montent bien avec la sévérité de la classe, 480 € pour E, 632 pour F, 756 pour G. À Roubaix, elles ne le font pas : 627 € pour E contre 502 pour F. Sur une vingtaine de chantiers par classe, la composition de l’échantillon pèse plus que la logique du bâti. Une médiane locale décrit les chantiers qui l’ont produite, pas une règle.

Questions fréquentes

Pourquoi le montant ne bouge pas quand je coche plus de métiers ?

Parce que seuls quatre métiers sur vingt et un sont chiffrés : isolation, menuiseries extérieures, chauffage et couverture. Ils portent le badge « chiffré » dans le formulaire. Les dix-sept autres agissent sur le planning et sur la durée, pas sur le montant, faute de source publique qui publie leur prix unitaire.

Comment obtenir un chiffre sur la cuisine ou la salle d’eau ?

En déposant vos devis dans le module travaux. Ils sont lus, rangés par poste selon la nomenclature du chantier, et comparés entre eux. C’est votre marché qui chiffre, avec vos artisans et vos prix, pas une moyenne.

Le planning tient-il compte de ma surface ?

Oui, mais pas proportionnellement. Un bien quatre fois plus grand ne prend pas quatre fois plus de jours : l’équipe est la même, l’installation se fait une fois, et le rendement au mètre carré monte avec la surface. Les durées par métier sont des valeurs indicatives, mises à l’échelle : c’est une convention de calcul, pas un relevé de chantiers.

D’où viennent les délais de séchage ?

Du séquenceur du module chantier, qui porte trente-cinq contraintes d’ordre entre les métiers, chacune avec son motif écrit. Trois semaines entre la chape et le carrelage, deux jours entre le carrelage et les sanitaires, trois jours entre les enduits et la peinture. Ce sont ces délais qui font la différence entre une durée de chantier annoncée et une durée tenue.

Mon adresse est-elle conservée ?

Elle ne part pas dans l’adresse de la page et n’apparaît donc ni dans votre historique ni dans les journaux du serveur. Elle est gardée douze heures dans un témoin de votre navigateur, le temps que vous reveniez à votre simulation, et sert uniquement à retrouver les audits autour de vous.

Et pour savoir si l’opération est rentable ?

Le coût des travaux n’est qu’une moitié du calcul. L’autre est ce que le bien vaut avant et après : c’est le rôle de l’estimation par les ventes réelles. Pour la suite, le régime fiscal décide d’une part importante du résultat, et la gestion locative de ce qui reste vraiment chaque mois.